Test | Street Fighter V : Champion Edition
21 févr. 2020

Champion mon frère !

Testé par sur
Street Fighter V : Champion Edition
  • Éditeur Capcom
  • Développeur Capcom
  • Sortie initiale 14 févr. 2020
  • Genre Combat

Lors de sa sortie en 2016, nous avions accueilli Street Fighter V avec un constat très simple : le titre de Capcom avait alors un potentiel énorme, un gameplay de haut niveau, mais il pâtissait d'un contenu et d'une gestion de l'économie posant des questions. Quatre ans plus tard, Street Fighter V : Champion Edition arrive à point nommé pour dresser le bilan de ce cinquième épisode.

Les graphismes

Un petit mot sur les graphismes. Et pour cause : Street Fighter V est initialement sorti à une époque où la PlayStation 4 Pro n'avait pas encore vu le jour. Il convient donc de préciser une chose : le titre est particulièrement agréable à l'œil en 4K. Un élément qui a son importance puisque les jeux de combat actuels peinent à éblouir sur le plan graphique. Pire même, ils ont généralement du mal à être convaincants lorsqu'il s'agit de passer sur un écran ultra HD. Street Fighter V fait donc partie des rares expériences dignes de ces technologies. Comme pour Dragon Ball FighterZ, le parti pris graphique et les couleurs chatoyantes n'y sont certainement pas pour rien.
Une technique en forme !

Le principe

Le jeu propose plusieurs parcours en mode Arcade, tous inspirés des précédents volets. Au boulot !

Côté gameplay, Street Fighter V se base sur le V-Trigger et le V-Reversal, permettant respectivement d'améliorer ses attaques (ou d'avoir des bonus de dégâts, etc.) et de contrer des attaques alors que l'on se protège. Au fil des ans, la complémentarité entre les deux mécaniques a grandement été peaufinée, au point d'ajouter de la subtilité à l'expérience. Malgré tout, le vrai plus de cette Champion Edition réside bien sûr dans le fait que celle-ci propose la plupart des costumes (hormis quelques uns payants) et l'intégralité des personnages et stages disponibles jusqu'à ce jour. C'est pas moins de 24 combattants qui ont été ajoutés depuis 2016 (pour un total d'une quarantaine), dont des figures emblématiques telles que Balrog, Guile, Sakura, Blanka ou Sagat. Autrement dit, si nous pouvions critiquer Street Fighter V pour son contenu un peu chiche lors de sa sortie, celui-ci peut presque être qualifié de pléthorique aujourd'hui.
Du contenu, en plus du gameplay !

Pour qui ?

En bas, la jauge V-Trigger, accompagnée de la jauge EX permettant de réaliser des "critical arts".

Si vous n'avez pas encore joué à Street Fighter V, cette Champion Edition est vivement conseillée. En effet, le cinquième épisode de cette saga a pour particularité d'être l'un des rares titres à ne pas avoir (complètement) sacrifié l'aspect compétitif des jeux de baston au profit du spectacle et des retournements de situation à foison. C'est probablement ce qui différencie Street Fighter V de certaines déceptions récentes (on pense fortement à Dead or Alive, série initiatrice du mouvement et qui a touché le fond en 2019 avec son sixième volet).
S'il vous faut un jeu de baston...

L'anecdote

Gill et Seth sont les deux derniers combattants en date.

Chose un peu agaçante : même si vous achetez cette dernière version, Street Fighter V arbore des publicités lors des écrans de chargement. Si certaines concernent des événements liés au jeu, il est plus énervant de voir des pubs afin d'inciter à acheter cette Champion Edition alors que vous la possédez déjà. Cela est anecdotique mais deux précisions : il est frustrant de voir un écran de pub lors d'un chargement, pour la simple raison que l'on peut penser (à tort, certes) que la durée de l'attente est liée à l'implémentation des pubs. L'autre sujet qui interroge concerne l'époque où des tiers pourront intégrer des pubs – à l'instar des free-to-play mobiles, donc – au sein de jeux payés plusieurs dizaines d'euros. Avouons que ce serait dommage.
Une petite page de publicité
Les Plus
  • Toujours beau (y compris en 4K)
  • Des combattants et costumes par dizaines
  • Des mécaniques de jeu qui restent parmi les plus convaincantes de ces dernières années
  • Une belle durée de vie grâce à de nombreux défis et modes ajoutés au fil des ans
  • Un modèle économique qui paye (toujours du monde en ligne)
Les Moins
  • Des pubs un peu frustrantes
Résultat

Au moment de faire les comptes, il faut se rendre à l'évidence : Street Fighter V fait partie des trois meilleurs jeux de baston de l'ère PlayStation 4. Plus que cela même, puisqu'à force d'ajustements, Capcom a rendu viable une politique au départ discutable. Quatre années plus tard, il faut saluer le fait que Street Fighter V est toujours "vivant", que les joueurs ayant acheté le jeu à l'époque peuvent toujours trouver du monde en ligne, et que ceux qui le souhaitent peuvent désormais trouver pas moins d'une quarantaine de combattants. En ce sens, le modèle économique du titre a – sans que l'on s'en aperçoive outre mesure – été repris par bien des jeux du genre. Pour un gros titre de son secteur (on concède qu'il n'a rien inventé), Street Fighter V a donc eu le nez fin en popularisant une façon de faire qui semble être la plus viable pour un genre en perdition. Pour sa part, cette Champion Edition est tout bonnement indispensable aux joueurs PlayStation 4 ne disposant pas du jeu d'origine (pour ceux qui possèdent la version Arcade, le choix est forcément plus cornélien).

Partagez ce test
Tribune libre