Paris Games Week - Une soirée d'ouverture en demi-teinte

30 oct. 2014

Écrit par

Si la Paris Games Week a pour objectif - assumé - d'avant tout présenter aux joueurs les titres qui seront sous le sapin pour Noël, c'est aussi l'occasion pour la presse de rencontrer des équipes et d'en savoir plus sur des jeux prévus en début d'année prochaine. Comme son nom l'indique, l'évènement se déroule sur presque une semaine, avec une soirée d'ouverture jusqu'à présent essentiellement réservée à la presse. Cette année, la soirée a malheureusement permis de mettre en exergue une tendance du milieu à privatiser à l’extrême les évènements, quitte à laisser sur le carreau des rédactions pourtant accréditées pour le salon.

Pour être plus précis, sur cette Paris Games Week 2014, c'était le cas des stands de PlayStation et Xbox par exemple. Ces stands étaient donc réservés à des "élites", histoire de privilégier notamment des figures visibles sur YouTube au détriment des rédactions classiques.

Ce qui mène parfois à des situations ubuesques. Voyez plutôt. Nous avions calé avec Electronic Arts un rendez-vous autour du jeu Battlefield : Hardline. Cette année, l'éditeur n'a pas de stand dédié et partage donc les emplacements avec d'autres exposants. Dans notre cas, les rencontres se déroulaient sur le stand PlayStation. Seulement, pour y rentrer, il fallait avoir été invité et disposer d'un bracelet VIP. L'accréditation presse du salon entier ne suffisait pas.

- "Vous n'êtes pas sur la liste !"
- "Nous avons une interview prévue avec EA sur votre stand."
- "Vous n'êtes pas sur notre liste d'invités PlayStation, vous ne pouvez pas rentrer."

Fort heureusement, grâce à l'intervention d'une attachée de presse expérimentée, la situation a pu être réglée et l'interview a pu avoir lieu.

En tous cas, voilà qui ne met pas vraiment dans les meilleures conditions pour, si ce n'est défendre, au moins traiter les jeux associés aux éditeurs qui privatisent leur stand lors d'une soirée presse devenue soirée pince-fesses. Bref, c'est donc à se demander si pour certains exposants, cette soirée est un moment pour travailler ou simplement inviter leurs potes.