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Samurai Warriors 2 et loin d'être le dernier

Par matthew · Publié le 08 décembre 2006
N'y a-t-il pas une recette que vous réussissez à coup sûr, que ressortez régulièrement à vos amis? Koei et Omega Force en ont une qu'ils ne ratent presque jamais : le carnage aux mille guerriers. Ils ont beau changer son nom, l'appeler Samurai Warriors 2, les joueurs la reconnaissent quand même. En reprendrez-vous ou avez-vous peur d'être écoeurés?

Un raz-de-marée de guerriers

Les boss offrent des bonus non négligeables

Dix ans. Cela va bientôt faire dix ans que Koei innonde le monde du jeu vidéo de sa série des Warriors (Dynasty ou Samurai, même combat). Plus de trente titres toutes plateformes confondues qui perpétuent la même tradition : taper sur tout ce qui bouge à grands coups d’armes gigantesques et de pouvoirs dévastateurs. Chacune des itérations a ses particularités, plus ou moins évidentes. Samurai Warriors 2, lui, se déroule dans un Japon féodal et met en scène les affrontements des seigneurs de guerre locaux. Les personnages, toujours aussi soignés, évoluent à travers des cinématiques de haut vol qui ponctuent leurs missions. Quelques modifications sont apportées au niveau de l’expérience acquise sur le champ de bataille, les combinaisons de boutons pour les attaques, les modes de jeu. Mais en toute honnêteté, à moins d’être un fanatique du genre, il est difficile de remarquer des différences flagrantes d’un épisode à un autre. Dans ce volet vous récupérez de l’or sur le champ de bataille pour le dépenser dans une boutique en faisant l’acquisition d’améliorations d’armes, de nouvelles compétences, d’alliés et de canassons. Les possibilités sont très nombreuses pour personnaliser la progression de ses héros.
 


Mode d'emploi

En battant vos adversaires vous pouvez apprendre leur compétences

Toutefois, toutes ces possibilités semblent accessoires comparées au cœur de l’expérience de jeu qui reste la même. Les batailles se résolvent systématiquement de la manière suivante : vous repérez les points blancs clignotant sur la carte, il s’agit des boss. Vous passez devant l’infanterie ennemie sans vous en soucier, leur intelligence artificielle est si inerte qu’ils ne bronchent quasiment pas. Lorsque vous rencontrez un commandant, vous appuyez régulièrement sur carré, alterné de triangle pour varier les attaques, sans grande différence. Si le boss pare, vous attendez qu’il vous attaque pour contre-attaquer. Votre jauge de pouvoir spécial, le musou, se remplit en corrigeant du troupier : c’est finalement leur seule utilité. Lancez votre pouvoir pour renforcer vos attaques et terminer l’adversaire, puis cherchez un autre boss. Répétez le procédé x fois jusqu’à emporter la victoire, en retournant vers votre camp lorsqu’une armée adverse s’approche de trop près. C’est tellement simple et basique que le succès de la série relève du mystère. Et pourtant, au bout des six heures qu’il vous faut pour terminer la campagne de l’un des personnages, vous êtes prêt à rempiler pour accomplir celle d’un autre. Il faut se rendre à l’évidence, la formule marche. Comment expliquer une telle alchimie?
 


L'efficacité avant tout

Les armes à allonge sont dévastatrices

Raph Koster a une théorie là-dessus. Koster, c’est un de ces messieurs dont les idées ont inspiré différents concepteurs de jeu et qui créent même la polémique. Dans son livre Theory of Fun il décrit ce qui est selon lui à l’origine du plaisir dans le jeu vidéo. Pour résumer sa thèse en deux phrases, le plaisir que procure le jeu vidéo réside dans l’application de recettes efficaces pour résoudre des problèmes. Le joueur traverse une passe difficile d’apprentissage dans un premier temps, puis il se plaît à retrouver des situations difficiles dont il sait comment venir à bout. Il en veut pour preuve le fait que les joueurs préfèrent utiliser une méthode éprouvée pour surpasser un épreuve, même si cette méthode ne correspond pas à ce que voulaient les concepteurs du jeu. Là-dessus, force est de reconnaître que Samurai Warriors 2 fonctionne à merveille. Rien de plus compliqué que dans les précédents volets : quel que soit le personnage que vous choisissez, la méthode est toujours la même. Les évolutions se situent surtout au niveau des carottes. Expérience, argent, personnages à débloquer, cinématiques, tout cet ensemble qui motive tellement que l’application laborieuse d’une méthode répétitive devient tolérable. Vous finissez par oublier les décors très pauvres, l’intelligence artificielle inexistante et surtout le système de jeu bancal et répétitif. Samurai Warriors 2 fait partie de ces jeux qui se jouent sans en être fier. Faut-il bouder son plaisir sous prétexte qu’il n’est pas noble ?
 


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