jeudi 8 avril 2004
La guerre invisible entre fans et détracteurs continue avec la suite de Deus Ex, un de ces rares jeux capables de diviser profondément les joueurs. Car si Invisible War a décidé d'être plus accessible sur la forme sans d'ailleurs y parvenir complètement, seul le fond est resté pur de toute simplification. Le résultat est un beau bâtard pour collectionneurs, pour ceux qui éviteront les guéguerres stériles entre factions de joueurs pour savourer à sa juste valeur ce petit miracle surgi d'un océan d'uniformité.

Evidemment, pour apprécier ce jeu, il faut avoir suffisamment d'ouverture d'esprit. Pire, il faut presque avoir du goût car Deus Ex : Invisible War demande de la culture. Et là, on parle plus philosophie que jeux vidéo. Un jeu qui demande un effort, quelle hérésie dites-vous ? Peut-être, mais vous changerez sûrement d'avis après avoir lu [url=_self,http://www.gamatomic.com/ga/articles.aspx?tx_id=374"][b]notre test complet[/b][/url].
 
Commentaires
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Visiteur Re: Deus Ex : Invisible War, la liberté inconséquente 09/04/04 16:51
Le test qui parle du fond a parfaitement raison sur tous les points qu'il souligne. Si la technique et le reste du background avaient été à la hauteur, ce jeu aurait alors comblé toutes nos espérances.
Malheureusement, les niveaux nains, le moteur trop fréquemment à la limite de l'asphyxie et l'absence d'optimisation flagrante plombent déjà le jeu avec de trop nombreux et trop longs chargements: si vous êtes programmeur, asseyez vous. Ca y-est? Alors pour charger quelque chose, le jeu se vide entièrement de la mémoire, puis se recharge et charge ce qu'il a réellement à charger.
Quand on voit le Community Texture Pack, on se dit qu'il y en a qui sont payés à ne rien foutre chez Ion Storm, le gros du travail dudit ayant été fait en deux mois à tout casser.
Les musiques sont dramatiquement absentes, ce ne sont plus que de vagues rythmes répétitifs qui auraient mérité quelques mois de travail supplémentaire.
Le background est absent, avec notamment quelques jolis trous scénaristiques, comme le devenir de Morgan Everett, pourquoi les Templiers sont-ils devenus si méchants avec les nanotech, comment ont-ils récupéré le pognon qu'Everett été sensé avoir pris avec l'aide de JC dans Deus Ex, qu'est-ce que c'est que ce satellite qui apparait comme par magie quand on est à 5 mètres du routeur Aquinas, où sont passés les Greasels rouges, la bombe à nanite, kézako... Autant de questions qui auraient trouvé réponse, aussi elliptique fut-elle dans Deus Ex et qui apparaissent comme par magie dans Invisible War. Je ne parle pas des mecs qui savent en permanence tout ce que l'on fait, alors que le jeu nous explique doctement durant les chargements que toute communication globalisée a cessé à cause de JC vingt ans auparavant...
Sans compter que le scénario et le jeu en général sont trop baclés et courts pour qu'on s'y attache, comment se sentir proche de ses ex collègues de classe après leur avoir parlé pendant vingt secondes? Comment se sentir manipulé(e) par nos "profs" après avoir séjourné dix minutes maximum dans l'école?
Pire, le jeu se déroule dans un univers qui ne se raccroche plus du tout à la réalité, à part pour les noms, sans pour autant prendre la peine d'y apposer d'une quelconque façon le moindre élément de background, ce qui me paraitrait pourtant la chose la plus évidente à faire dans ces cas-là.
Le mode réaliste est une belle blague, les gens ne meurent pas d'une balle dans la tête, mais peuvent mourir rien qu'en leur tirant dans les jambes.
Ajoutons-y quelque compétence de persuasions dignes d'un Jedi dans certains dialogues, un moteur physique totalement délirant où seuls certains objets sont mobiles et s'ils le sont, volent à un ou deux mètres dès qu'on les touche et on obtiendra un univers auquel on ne croit pas du tout, comme un mauvais bouquin de SF en fait, c'est tout simplement surréaliste.
Sans musiques, ni crédibilité, ni même background consistant, l'immersion qui aurait pu faire oublier les gros défauts du jeu est très logiquement totalement absente et joyeusement massacrée si l'on fait quelque effort par les chargements trop fréquents et trop longs pour ne pas être du foutage de gueule pur et simple.
Lesquels gros défauts sont d'ordre techniques avec des graphismes pas si bien que cela, et d'interface, qui aurait pu être bien si Ion Storm avait pensé que sur PC, le clavier et la souris sont les périphériques privilégiés pour jouer. Du coup, pas de drag'n'drop, pas de bouton à cliquer pour circuler dans les menus ou presque et le pire: pas de renommage des sauvegardes, ce qui est très pratique pour retrouver une vieille partie surtout qu'un screenshot de la dite leur a semblé superflu.
Du coup, ces défauts nous sautent à la face tout au long du jeu et masquent le fond qui est pourtant digne d'attention. Bref, le gameplay et le gamedesign ne suivent pas, et cela suffit largement à plomber définitivement Invisible War. A mon avis, on peut faire l'impasse et les 55€ que coute ce jeu seront bien mieux dans un KotOR.

Grim Re: Deus Ex : Invisible War, la liberté inconséquente 09/04/04 17:52
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A mon avis, on peut faire
l'impasse et les 55€ que coute ce jeu seront bien mieux dans un KotOR.


Oh, soyons sérieux une minute, c'est gonflant de critiquer DX2 en le comparant à Kotor sur des points où ce dernier est encore plus mauvais :


- Graphisme : je suis navré, mais à l'une ou l'autre exception près, kotor est juste hyper limité, avec ces textures répétives et un côté cubique bien marqué. Et il n'a pas l'excuse d'une gestion des lumières convaincantes (à part les ombres, on est d'accord). (En passant, le CTpack, je serais surpris qu'il ait été fait en partant de 0, mais plutôt depuis les textures de IS)
- Petit niveau : ben pareil, kotor et ses niveaux genre la ville basse de Taris que l'on parcourt en 1 minute chrono avec rien à voir (à part des textures déjà vue ailleurs) sont minables à côté (et je n'ai pas pris un exemple isolé hein, il y en a sur chaque planète)

Le reste des défauts que tu cites étant plus propres à ce jeu, je n'en dirais pas plus :)

Visiteur Re: Deus Ex : Invisible War, la liberté inconséquente 09/04/04 19:26
Ah, je ne vois pas où est-ce que tu lis que je compare Invisible War à KotOR.
Sinon, le problème, c'est que les chargements sont trop longs pour ne pas casser l'immersion, pas que les niveau sont trop petits. Enfin, cela entraine l'évidence totale du jeu, mais c'est un autre problème là.

Grim Re: Deus Ex : Invisible War, la liberté inconséquente 09/04/04 19:38
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Ce qui m'amusait c'était la fin : "A mon avis, on peut faire l'impasse et les 55€ que coute ce jeu seront bien mieux dans un KotOR.
" :)

Ca donnait un peu KotOR est bien mieux, alors qu'il a bien des défauts en commun :)

Par contre, tu es le deuxième (avec Mav') à dire que les chargements sont trop long, point que je n'ai perso pas ressenti (rapport à ceux de KotOR ou à l'horreur FarCry)

Visiteur Re: Deus Ex : Invisible War, la liberté inconséquente 09/04/04 20:22
Pour clarifier définitivement cette affaire, c'est juste que j'ai bien plus aimé KotOR, même s'il n'a pas la même richesse philosophique qu'Invisible War. Et ses défauts, KotOR parvient à me les faire oublier, au contraire d'Invisible War.

Grim Re: Deus Ex : Invisible War, la liberté inconséquente 09/04/04 20:24
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Là, on est on ne peut plus d'accord :)

tHe_MaN Re: Deus Ex : Invisible War, la liberté inconséquente 09/04/04 12:59
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Un seul mot pour qualifier le test : EXCEPTIONNEL ! Bravo Mav' ;o)

Je place le jeu devant FO: BoS pour mes achats du mois de mai ;o)

Je suis impressionné de voir que le gameplay et tout ça ne vient que tout à la fin, à peine frotté du doigt, génial ;o)

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"Blood and bloody ashes !"